Le projet đđșđ»
Je ne vais pas faire durer le suspense longtemps.
Câest trĂšs Ă©nigmatique, non ? En fait, pas tant que ça. Jâai veillĂ© Ă utiliser des emojis clairs. Et, rien que pour vous, le rĂ©sumĂ© :
AprĂšs une rupture douloureuse, Florent veut juste ouvrir son coffee shop, en signe de nouveau dĂ©part avec sa fille. Mais une parfaite inconnue dĂ©barque pour lui louer lâappartement du dessus. Un appartement hantĂ©. Et câest mĂȘme tout leur immeuble qui lâest.
Entre les galĂšres de lâemmĂ©nagement (vous avez dit fantĂŽmes ?), lâouverture du coffee shop et la vie de papa solo, Florent sombre peu Ă peu. En plus, il est allergique aux fantĂŽmes. Enfin, son chat intĂ©rieur. Parce que oui, Florent est capable de se mĂ©tamorphoser en chat.
Ceci sans compter sur un mĂ©li-mĂ©lo amoureux avec la voisine du dessus, qui ne sâest peut-ĂȘtre pas installĂ©e lĂ par hasard.
Est-ce que ce projet vous emballe autant que moi ? Parce quâavec un rĂ©sumĂ© pareil, moi, je lâachĂšte direct !
Une nouvelle version dâun roman commencĂ© en 2024.
Fin 2024, jâai cette idĂ©e de romance entre un mec capable de se mĂ©tamorphoser en chat et une femme qui voit les fantĂŽmes. Et tout commençait trĂšs vite. Trop vite. Pas de temps mort, lâĂ©lĂ©ment dĂ©clencheur dĂšs les premiĂšres lignes. CâĂ©tait prenant, mais pas ce que je voulais pour ce roman ; je lâai compris au bout de 20 000 mots. (Ăa, câest la rĂ©alitĂ© du mĂ©tier quand on travaille sans filet.)
Ă un moment, je nâai plus su oĂč jâallais.
Tout dĂ©but 2026, je lis un petit livre sympa, une romance qui parle de harcĂšlement scolaire, dâĂȘtre une maman solo entrepreneuse, de divorce⊠bref, qui parle de santĂ© mentale. Et ça a fait tilt. VoilĂ ce qui me manquait pour le personnage de Florent : du background. (Faut que jâarrĂȘte de me lancer dans des trucs sans les prĂ©parer, vraiment, cette mĂ©thode de ânon mĂ©thodeâ ne me rĂ©ussit pas.)
Et le roman a pu prendre forme.
Jâai zĂ©ro synopsis de travail pour Ă©crire ce roman, mais jâai un plan⊠que je dois chambouler.
Au dĂ©but, jâai pensĂ© Ă le publier sous la forme de six Ă©pisodes en livres numĂ©riques, mais je ne suis pas sĂ»re que ça se fasse encore. (On est Ă lâĂšre du binge-watching pour les sĂ©ries tĂ©lĂ©, du coup, jâimagine que câest la mĂȘme pour les bouquins.) Jâai donc bossĂ© mon plan pour une mini-sĂ©rie. Mais câĂ©tait pas le bon plan pour le marketing. (Bah, ouais, il faut y penser avant mĂȘme de commencer Ă Ă©crire le bestiau.)
Allez, hop ! on rembobine et on ressort les notes. (Je nâai pas de carnet dĂ©diĂ© Ă ce projet, en plus, câest la dĂšche des carnets, ahah.) Les cliffhangers prĂ©vus pour la fin de chaque Ă©pisode, ça dĂ©gage. Le âmodus operandi1â propre Ă lâĂ©criture dâune sĂ©rie en Ă©pisodes, ça dĂ©gage (parce que oui, câest encore diffĂ©rent de lâĂ©criture dâune sĂ©rie en romans â pas la mĂȘme longueur, donc, pas le mĂȘme rythme, pas les mĂȘmes ressorts narratifs).
Mais, Ă aucun moment, je nâai cru que ce chantier nâen finirait jamais.
Ce roman, câest celui que jâai envie dâĂ©crire depuis plus dâun an, sans trop trouver lâangle dâattaque. Jâai tout de suite eu le titre et le pitch, lâallergie aux fantĂŽmes de Florent, Anouck qui voit les fantĂŽmes et qui peut leur parler. Le coffee shop, la fille de Florent, sa rupture, lâappartement du dessus⊠Tout ça est venu aprĂšs.
MalgrĂ© les thĂšmes choisis, je ne pensais pas partir sur un ton plus lĂ©ger (dans la mĂȘme veine que Wolfie Therapy) : la santĂ© mentale (je suis en plein dedans), la fracture familiale (je connais aussi), la solitude qui pĂšse, lâimpression de ne pas ĂȘtre Ă sa place malgrĂ© tous ses efforts. Et je me rends compte, en rĂ©digeant ces lignes, que Florent est plus proche de moi que je le croyais.
Ce roman, câest que le dĂ©but, et quâest-ce que je mâamuse dĂ©jĂ !
On nâĂ©crit pas tous les jours le personnage dâun papa solo allergique aux fantĂŽmes, faut dire. Enfin, si, parce que je me lance dans 60 jours dâĂ©criture pour boucler ce roman.
Je pars avec 11 561 mots au compteur (et 10 h 35 de temps dâĂ©criture) et, par extension, avec une petite avance (et un sas de sĂ©curitĂ©, surtout). Enfin, je parle de sas de sĂ©curitĂ©, mais il sâagit dâune deadline personnelle parce quâil est temps que je me remette en selle, que je me penche sur des projets que jâai super envie dâĂ©crire et pas seulement des romans que je dois boucler parce quâils traĂźnent depuis des lunes.
Je vous partage quelques infos, maintenant ?
Les mots-clĂ©s, dâabord : santĂ© mentale, personnage bi (câest Florent) et adoption par un couple dâhommes, histoire de fantĂŽmes, la quarantaine, cosy, surnaturel.
Les tropes : papa solo, proximité forcée, Strangers to Lovers, métamorphose, maison hantée (mais dans un immeuble).
Ce projet est une parenthĂšse bienvenue dans un processus dâĂ©criture chaotique qui sâĂ©ternise. (Je croyais le burn-out derriĂšre moi, mais certains signes tendent Ă prouver que non â et ma mĂ©decin partage mon avis.) (Je vous avais briĂšvement causĂ© burn-out dans mon bilan de fĂ©vrier 2026.)
JâapprĂ©cie aussi cette touche de lĂ©gĂ©retĂ© dans le roman parce que, dĂšs le titre, voilĂ lâambiance. Comme pour Wolfie Therapy, je mâengage dans des moments sombres pour mes personnages, mais il y aura toujours (ou presque) cette Ă©tincelle qui fait que ça se prendra moins au sĂ©rieux. (Ma santĂ© mentale nâa pas envie que jâĂ©crive du 100 % dark, mâvoyez.)
âModus operandiâ (ou âmode opĂ©ratoireâ) est lâexpression employĂ©e pour Ă©voquer le schĂ©ma rĂ©pĂ©titif dâun tueur en sĂ©rie.

